• Ecriture

    Bienvenue dans la partie "Ecriture" de mon blog ! :)

     

    Ici, vous trouverez quelques uns de mes écrits (j'essayerai d'en publier régulièrement) !

    N'hésitez pas à donner vos commentaires ainsi que, si vous le voulez, vous pouvez m'envoyer vos écrits !

    Amusez-vous bien ! ^^

    Si vous voulez lire mes écrits : https://www.wattpad.com/user/Belette2228

  • Je participe à un petit concours d'écriture mis en place par Reindeer. Voici la consigne : 

     Votre écrit ne devra pas dépasser deux pages de document test. Je vais vous donner un court paragraphe, vous pourrez, au choix : vous en inspirer ou l'incorporer n'importe où dans votre texte, entièrement ou partiellement. Sachant que la forme doit rester : première personne, point de vue interne, personnage féminin.

    Sujet : "Je fixai mes chaussures. La toile détrempée semblait sale. Le ciel pleurait tout son saoul et je n'avais rien pour me protéger. La pluie dégoulinait le long de mes cheveux et de la buée s'élevait à chacune de mes respirations. Le quai était désert, mort. Pourtant, le bruit d'un train me parvenait, au loin. Enfin il arrivait. Je sautillai légèrement, tentant de réchauffer mes pauvres os gelés. J'allais enfin partir de cet endroit maudit."

    Vous devrez rendre votre texte avant le premier avril. Le classement sera effectué par mes soins et les résultats seront publiés le 9 avril au plus tard.

    Une récompense ? Quelle récompense ? Le plaisir de participer, c'est déjà ça... Pour tout vous dire, je n'ai rien de particulier à offrir, mais si vous avez des suggestions ou des demandes particulières, ça peut se faire !

    A vos stylos, c'est parti !

     

    Voici mon texte :

     

            Je fixai mes chaussures. La toile détrempée semblait sale. Le ciel pleurait tout son saoul et je n'avais rien pour me protéger. La pluie dégoulinait le long de mes cheveux et de la buée s'élevait à chacune de mes respirations. Le quai était désert, mort. Pourtant, le bruit d'un train me parvenait, au loin. Enfin il arrivait. Je sautillai légèrement, tentant de réchauffer mes pauvres os gelés. J'allais enfin partir de cet endroit maudit.

            Cet endroit qui pourtant m’avait vu naître, grandir et devenir resplendissante face aux premiers feux de l’amour. Mais maintenant, il était devenu comme tous ces endroits touchés par la guerre, un tombeau. Le train faisait enfin son apparition et cette attente interminable allait pouvoir se terminer. Au moins, je serai à l’abri et au chaud. Celui-ci s’arrêta juste devant moi, crachant sa fumée sur le quai. Les portes s’ouvrirent et le contrôleur, comme à son habitude je le suppose, appela de sa voix forte à monter dans le train. C’est ce que je fis, avec à la fois enthousiasme et tristesse. Je choisis le wagon le plus désert possible, j’avais besoin de me retrouver seule et de me noyer dans mes pensées : trop d’événements imprévisibles se sont passés ces derniers temps, des événements qui auront à jamais changé la vie paisible que je menais.  J’avais besoin d’y réfléchir tranquillement. Un wagon aussi désert que le quai, une place près de la fenêtre : parfait ! Je m’y installais confortablement et posa mes grosses valises à proximité.

            Un sifflet retentit. Le train démarra doucement. Je regardais les gouttes de pluie s’écrasaient sur la vitre. Qu’avais-je fait au bon Dieu pour subir tout cela ? Les souvenirs me revenaient, plus poignant les uns que les autres… Tout est arrivé si vite ! « Votre billet Mademoiselle », cette voix me fit sursauter. Je sortis le billet. Le contrôleur le composta, souffla dessus et me le rendit sans aucun regard pour moi. C’était ça la guerre, tout le monde se méfiait de tout le monde. Foutue guerre ! Elle venait de commencer et pourtant elle avait déjà fait trop de victimes : ma mère, mon fiancé… Pourquoi ? Maintenant j’étais comme condamnée à errer sur les routes de France, ce pays dont j’avais tant entendu parler.

            Le train allait bientôt traverser la frontière qui séparait la France de l’Allemagne, ce pays rongé maintenant par le mal. Enfin un peu de calme. Ma destination était pourtant encore loin… Une fois le train arrivé en Normandie, j’irai chez mon père dont j’ai vu le visage que deux fois en 17 ans d’existence. Et c’était là-bas que je commencerai ma nouvelle vie. Malgré qu’elle répugnait en parler, j’essayais de me rappeler ma mère me racontant sa rencontre avec mon père. Ils s’étaient aimés et je fus le fruit de leur passion. Puis ils se disputèrent et ma mère parti loin de lui en Rhénanie alors que je venais à peine de naître. Ma mère d’ailleurs me coupa complètement de mon père. Puis mon existence prenait le chemin banal de la vie : l’apprentissage à l’école, les jeux entre copains, l’adolescence, les premiers amours… Ou devrais-je plutôt dire mon seul et unique amour. Rien que de pensais à lui, je me mis à pleurer. Franz, pourquoi as-tu choisit ce camp ? Pourquoi ?! Le nazisme t’as envouté, tu es devenu trop violent. J’avais donc décidé de rompre nos fiançailles, cela fait à peine trois semaines maintenant…

            Pourtant, je l’ai aimé depuis l’âge de 13 ans, où notre couple s’est formé petit à petit à travers des sorties entre amis, des bals par ci par là … Quelle tristesse ! Même si je pensais avoir fait le pas, la page n’était pas complètement tournée : je pensais toujours à lui, même après ce qu’il avait fait à moi et à ma mère. Cette dernière avait reçu trop de pressions des nazis, surtout de Franz qui la connaissait très bien. Elle n’a pu supporter trop longtemps cette pression et décida de mettre fin à ses jours. Voilà comment j’ai perdu deux des personnes les plus chères dans ma vie à cause d’une guerre...

            Le train était loin d’arriver. La pluie avait cessé et laisser place à plusieurs nuages gris qui se suivaient, comme des petits éléphants à la file indienne. Il fallait absolument que je me ressaisisse. J’avais toute ma vie devant moi après tout ; je n’avais que 17 ans. Le train s’arrêta à une gare que je ne connaissais pas. Le contrôleur siffla. Un homme d’une quarantaine d’année, très bien habillé avec son chapeau melon, rentra dans le wagon où je me trouvais. Il me regarda, me fit bonjour d’un signe de tête puis s’assit à l’autre bout du wagon. Ensuite, le train repartit comme si de rien n’était, laissant le quai vide. Les paysages défilaient devant mes yeux qui ne demandaient qu’une seule chose : dormir et oublier tout ce qui s’était passé ne serais-ce que l’espace d’un instant, d’un moment. Mes paupières devinrent lourdes. Je m’endormis complètement et me réveilla seulement lorsque le contrôleur me secoua l’épaule : « C’est bon ! Faut descendre maintenant Mademoiselle ! ». La Normandie, déjà ? Que le temps passait vite quand nos yeux se ferment au monde !

            Je descendis donc du train, vérifia furtivement que je me trouvais à la bonne destination et demanda quelques renseignements au guichet :

    - Bonjour Monsieur, pouvez-vous m’indiquer où  se trouve Villanne s’il-vous-plaît ?

    Il me regarda et hocha la tête. Puis, il fouilla ses papiers et me dit :

    - Le p’tit village près de Dieppe ? C’est ça ? 

    - Oui.

    - C’est à environ à une douzaine de kilomètres à pied Mam’zelle ! 

    Je le remercia, pris mes deux grosses valises à chacune de mes mains et partis vers ce petit village que j’apprendrais surement à connaître au fil des jours. J’allais enfin mener une vie tranquille, loin de tous les remue-ménages et les horreurs de la guerre. J’étais loin de m’imaginer que mon périple ne faisait que commencer...


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  • Le pinceau


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  • Les Hetta

    Je suis une exploratrice du XXXIIe siècle et je découvres un peuple étranger et leur culture est très différente de la mienne. Je raconte cette aventure à travers mon journal de bord.

     

    Journal de bord de mon périple chez les Hetta (année 3333)

     

     Le 25 mai de l'année 3333 :

    C'est une belle matinée pour entamer un long périple ! Depuis des années, je cherche la position exacte de l'Atlantide. Je pense l'avoir enfin trouvé ! Contrairement à tous les autres scientifiques, je pense que cette mystérieuse cité se situe sous terre, mais où ? Là est la question. Je prends le stricte nécessaire et je pars pour une grande aventure au Pérou !

    Le 26 mai de l'année 3333 :

    Grâce à la vitesse de mon automobile volante, j'arrive près de l'endroit qui m'intéresse. Je garde ma voiture dans une station pas très loin du volcan Misti au Pérou. Puis je m'engage dans la vaste Cordillère des Andes. Mon objectif aujourd'hui est de commencer à explorer autour des trois volcans péruviens : le Misti, le Chachani et le Pichu-Pichu.

    Fin de cette journée : Mes jambes sont lourdes, je suis fatiguée, je pense faire un petit somme. J'espère que la journée de demain sera meilleure.

    Le 30 mai de l'année 3333 :

    Je recherche toujours une entrée quelconque. Rien à signaler... Je commence à me poser des questions sur mes recherches, sont-elles fausses ?

    Le 2 juin de l'année 3333 :

    Je me demande bien ce qui s'est passé ! J'explorais autour du volcan Misti quand tout à coup le sol céda sous mes pieds et je tombai dans une grotte quelques mètres plus bas. Tout mon corps était brûlé par le frottement de la chute. Je me relevai avec difficulté. Je décidai alors d'explorer cette cavité. Quand j'arrivai à la fin du tunnel, à ma grande satisfaction, je découvris une ville immense sous terre ! Était-ce l'Atlantide ? Serais-je la première exploratrice découvrant cette ville soi-disant engloutie que les archéologues cherchent depuis des siècles ? Il fallait que j'en aie le cœur net. Je commençai donc à m'engager dans la ville. Après avoir franchi la porte, tous les habitants arrêtèrent leurs activités pour me regarder passer. Je me sentis mal à l'aise. Ils me fixèrent comme si j'étais un monstre ! Deux femmes vinrent me voir, elles ont des cheveux bizarres qui ressemblent à des flammes. Je commence à avoir peur. Elles se présentèrent et, à ma grande surprise, parlèrent en français. Elles me montrèrent une pièce qui, d'après ce que j'ai compris, serait ma chambre et me laissèrent dormir. Je les questionnerai demain.

    Le 3 juin de l'année 3333 :

    Les deux femmes vinrent me chercher dans l'après-midi (comme je suis sous terre, j'arrive à avoir une notion du temps grâce à ma montre spéciale explorateur). Elles me font visiter leur ville et m'expliquèrent son fonctionnement. Je commence à m'inquiéter de plus en plus, les gens de ce monde enfoui sous terre ne sont pas comme nous ! Plus j'apprends des choses, plus je suis partagée entre la curiosité et la peur. Une des femmes m'expliqua que leur aliment de base est la roche et qu'ils doivent faire deux à trois kilomètres afin d'aller chercher de la lave courante. Oui, de la lave courante ! Comment ces personnes peuvent-elles manger de la roche et de la lave ?! C'est inhumain ! Je me demande de plus en plus si ces individus sont humains...

    Le 4 juin de l'année 3333 :

    Comme hier, une femme vint me chercher dans ma chambre. Elle m'invita à voir un spectacle qu'ils pratiquent environ tous les dix ans. Elle me convainc en disant que c'est très amusant. Je viens donc. Je suis située au premier rang, toujours encerclée des deux femmes, en face d'une rivière de lave. Un homme arriva alors au centre de la "piste" et raconta l'histoire de leur peuple : les Hetta. Cet homme m'impressionna, il parle plusieurs langues ! Au moins une centaine ! Puis deux autres hommes arrivèrent avec une cage. Dedans se trouvaient au moins cinq humains. Il prononça une parole et jeta l'un des hommes dans la lave ! Toute l'assemblée rigola alors. J'étais hors de moi ! Je n'avais qu'une envie, fuir ! Mais j'étais tétanisée. Il fit de même pour les quatre autres. Ma voisine m'expliqua, en voyant que ce spectacle ne m'amusait pas beaucoup, que les Hetta donnent en offrande des êtres humains dans la lave afin que cette ressource, vitale pour eux, ne s'épuise pas. Moi, qui avait rencontré plusieurs peuples, je n'en avais jamais rencontré un aussi barbare, aussi sauvage qu'eux ! Une femme m'interrompit soudain en pleine réflexion afin que je la suive. J'avoue que je n'avais pas trop envie de voir d'autres atrocités ! Afin de ne pas les contrarier, je la suivis donc. Tout le peuple se dirigea vers de grands forages creusés dans la roche. Tout le monde s'installa. Un du peuple se leva et appuya sur un bouton près des forages. On aurait dit que ce système faisait office de barrage car la lave qui se trouvait dans un grand trou, fut aspirée par une énorme cheminée et tout le monde se leva pour applaudir. Une fête grandiose eut lieu le soir même. Cette journée a été pleine de surprises et de dégoût de ces êtres qui se permettent de faire leurs lois ! Je pense qu'une bonne nuit de sommeil me fera du bien. 

    Le 5 juin de l'année 3333 :

    Très tôt dans la matinée, je décidai de fuir cette civilisation maudite. Je ne veux pas finir brûlée dans la lave ! J'essayai de reprendre le chemin inverse. Une fois arrivée sur le terre ferme, je remarquai quelque chose d'horrible, le paysage était dévasté, brûlé par la lave. Je venais de comprendre que les Hetta contrôlaient les éruptions volcaniques.

    Je viens de faire une découverte encore plus importante que l'Atlantide, qui changerait notre vision du monde : des hommes qui contrôlent les volcans, ce qui veut donc dire qu'ils "régulent" le magma du noyau terrestre. Ce que j'ai découvert me fait peur. Que dois-je faire, prévenir l'armée qu'un peuple sans pitié existe sous terre et leur faire la guerre ? Ou devrais-je les laisser en paix ? Pour moi, ils méritent tous la mort mais après réflexion, je pense que chaque peuple à sa place sur Terre comme chaque être vivant plus ou moins petit. Ce peuple là, c'est vrai, fait peur quand il prend des humains tous les dix ans afin de "régulariser" les volcans et ainsi alléger la planète et que part leur faute, les volcans se déclenchent et détruisent tout ce qui se trouve autour. Mais, sans eux, la planète Terre aurait déjà implosé ! Leur pratique est peut être aussi une manière de régulariser le nombre d'humains sur Terre, c'est vrai il y a les guerres, mais les catastrophes naturelles jouent un grand rôle aussi.

    Finalement je pense que je vais garder toutes ces informations pour moi afin que ce peuple ait également sa liberté de vivre tranquillement. Si je préviens les autorités, j'aurai leur mort sur la conscience jusqu'à la fin de mes jours ! Je n'ai pas le droit d'ôter la vie d'un peuple parce que celui-ci est différent du mien !

    C'est vrai, cette exploration m'aura appris bien des choses ! De, premièrement, ne pas juger sur les apparences et, deuxièmement, ne pas rejeter la culture des autres sous prétexte qu'elle est trop "barbare" et différente de la notre. Elle m'aura aussi appris à regarder les volcans d'un autre point de vue, en me disant que de petits êtres d'une culture différente y vivent.


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